
Mercredi 22 Octobre | 20h30 | 8 / 10 / 13 euros Mr LAB! (Post rock électro / Rouen)
De sa passion pour le rock britannique, Mr Lab! a gardé à la fois le souci de l’impact et le goût des ornements mélodiques. A la saturation des outils de communication (« Why Are You Talking About Me ? »), aux emballements paroxysmiques de la société de consommation (« Gravy Machine ») répondent ceux des guitares et des tensions vocales. La perte des repères (« Lost »), les constats de solitude ou d’abandon («Inverted», «Not There», «From Me» avec l’ex-AS Dragon Natacha Lejeune) génèrent des arpèges désolés à la Leonard Cohen, des claviers portés sur l’hypnose. Un peu à la manière d’un groupe comme Archive, avec qui les Français partagent nombre de références comme Pink Floyd, Mr Lab! sait aussi mêler les extrêmes, passer d’une humeur planante à de purs accès de violence, en déclinant toute la gamme des sensations et des sons compris entre les deux. On trouvera même dans « Post Industrial Ceremony » une pépite pop sculptée par un funk rugueux (« Be ») et des envolées de cordes orientales (« Industrial », deuxième volet d’un final en forme de triptyque). Un disque qui donne presque envie de remercier notre monde de s’écrouler.
Somadaya (Post Rock / Besançon)
Somadaya s’épanouit dans un univers électrique où s’entremêlent frénésie et légèreté pour donner naissance à une musique aérienne mêlant instruments amplifiés et ambiances électroniques. L’univers est mystérieux et décalé, entre folie et douceur, explosion de rage et d'étrange naiveté. Cette jeune chanteuse nous renvoie vers les années new wave proche d’une Bjork des débuts ou de Kate Bush. __________________________________________________________________________________ Triste Sire (Post Rock / Lyon) Digne héritier du rock androgyne à ses grandes heures (Marc Bolan, David Bowie...), ce power trio sulfureux (bien que Lyonnais) nous rappelle au bon souvenir d'une époque où les guitares sanguinolantes et la pop music suintaient d'une transpiration étrange. Si le sang des 70's coule dans leurs veines dilatées, l'ambiguïté des 80's blasphème à travers leur maquillage outrancier. "L'attitude"? Les Triste Sire l'ont à coup sûr, ce qui n'empêche pas leur "ménage à trois" de mêler avec un bonheur immodéré pop sucré et métal scabreux, hémoglobine, strass et riffs incendiaires, refrains glamours et paillettes..." G.M. (Le Progrès) __________________________________________________________________________________ < retour |